AVANT
L'EFFORT
1- Aucune nourriture tu ne prendras, avant l'effort
immédiatement.
"Ventre
repu, baisse des accus"
2 - Certains aliments tu éviteras, pour
digérer plus facilement.
Cela correspond aux aliments riches en fibres
·
fruits secs : abricots, raisins...
·
légumes secs : pois chiches, lentilles
·
céréales complètes (y compris
le pain complet)
·
fruits et légumes CRUS (cuits autorisés)
3
- Ta force musculaire tu préserveras, par de
la viande suffisamment.
- Pas question de la supprimer : c'est une
excellente source de protéines de bonne qualité,
elle peut être pauvre en graisse, et apporte
le fer indispensable au transport de l'oxygène
des poumons vers le muscle.
- Pas question d'en abuser : c'est risquer
d'augmenter le travail du foie et des reins, qui sont
les organes chargés de la fabrication puis
de l'élimination des déchets issus des
protéines.
4
- Des vitamines tu n'abuseras pas, surtout artificiellement.
Une alimentation comportant 3 à 5 crudités
par jour couvre tous les besoins et exclut les carences
: la consommation de vitamines sous forme de pilule
reste une façon coûteuse d'en augmenter
le taux dans les urines.
PENDANT L'EFFORT
5 - De pastilles de sel tu t'abstiendras, mais
de compenser les pertes tu n'oublieras pas, ultérieurement.
Eventuellement, on peut saler la boisson (1.5g
de sel de table IL) : cela permet de faciliter le
passage de la boisson de l'estomac vers l'intestin,
où elle va être absorbée. Une
plus grande quantité de sel ne va qu'aggraver
la déshydratation. Dans la phase de récupération,
le sel des aliments suffit à restaurer les
pertes.
6
- Le potassium tu éviteras, en quantité
inutilement.
Il ne faut pas supplémenter la boisson d'effort
en Potassium, sous peine de risques cardiaques accrus.
Par contre, il faut compenser les pertes lors de la
récupération, pour éviter les
crampes post-effort. Cette restauration des pertes
devra être progressive et prolongée,
car trop rapide, elle entraînerait des diarrhées.
7
- A l'exercice, souvent tu boiras, pour t'hydrater
correctement.
II faut boire avant d'avoir soif, s'hydrater dès
le départ. L'idéal est de 1'eau + du
glucose (en quantité variable : la concentration
doit augmenter avec le froid, diminuer avec la chaleur)
+ éventuellement du sel. La température
de la boisson devra être comprise entre 8 et
15°C . Il est important de boire souvent mais
peu en quantité.
8 - De boissons sucrées tu t'abstiendras,
sauf pendant l'effort naturellement.
Sinon, il existe un risque d'hypoglycémie
dès le départ du fait de l'augmentation
du taux d'insuline dans le sang : ceci entraîne
une mise en réserve des glucides alors qu'il
sont nécessaires comme substrat au delà
de quelques secondes de course.
9
- La fringale d'effort tu éviteras, en t'alimentant
régulièrement
Si la glycémie est trop basse, le peu de
glucose restant sera détourné vers le
cerveau au détriment des muscles. II faut donc
consommer une boisson apportant du glucose et/ou d'autres
collations facilement absorbables ("Squeezy")
EN
TOUTE CIRCONSTANCE
10 - L'alcool tu banniras, sous peine d'en souffrir
sévèrement.
En effet, l'alcool :
-
n'est pas utilisable pour le travail musculaire
-
nécessite de l'énergie pour être
éliminé
-
oxyde la vitamine B1 d'où une baisse de l'assimilation
des glucides
- induit des tendances à 1'hypoglycémie
-
encrasse les muscles en favorisant les dépôts
de graisse entre les fibres musculaires
-
empêche la sécrétion d'une hormone
(l'ADH) qui réduit les pertes urinaires, d'où
des risques accrus de déshydratation.
Ce
document a été réalisé
par Christelle Gelottier, diététicienne